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Ouverture de Lohengrin, H. V. Karajan

Si vous écoutez cette ouverture de Lohengrin et que cela ne vous procure aucune émotion c’est que vous êtes probablement mort ! Une splendeur intemporelle et éternelle… Lorsque je l’écoute en travaillant mes photos, je ressens une telle plénitude, une telle compréhension de ce que ces artistes ont voulu créer en puissance dramatique, pathétique, tragique… La merveille des merveilles, certainement une des plus belles ouvertures de tout le répertoire lyrique et de tous les temps…

Magique José van Dam…

Je vous propose d’écouter un des plus grands Maîtres de la Musique du XXe siècle, José Van Dam dans une mélodie de Fauré : “Les Berceaux”

Il existe pléthore de versions toutes plus extraordinaires les unes que les autres mais il en demeure une qui me bouleverse littéralement, c’est celle de José Van Dam. Admirez la diction, la noblesse de sa voix, la maîtrise technique, la profondeur et la subtilité de son âme. Nous sommes sans nul doute dans des sphères supérieures de la Musique.

Dans un monde sans Culture où s’entrechoquent les vulgarités et les violences humaines les plus exacerbées, cela fait du bien de retrouver des valeurs sûres comme des repères perdus au milieu du désert ou des phares lointains au milieu des tempêtes. Les jeunes aujourd’hui sont victimes des grandes majors qui leur font croire que ce qu’ils écoutent s’appelle Musique. Je suis curieux de savoir ce qu’ils penseraient s’ils écoutaient loyalement José Van Dam, sans à priori, s’ils le peuvent encore. Si seulement les Geeks pouvaient décrocher un instant et se recentrer sur ce qui fait leur existence d’êtres humains capables de comprendre, ressentir les choses…

Du très grand Art… Si j’en sauve ne serait-ce qu’un seul, peu importe son âge, son origine, sa condition sociale, la beauté des choses qui nous élève est universelle et moi j’y crois. L’acte suprême de la résistance est là : vous pouvez prendre mon corps car il finira bien par se dissoudre au milieu des éparses poussières mais je ne vous livrerai jamais mon âme ni ma liberté d’aimer…

Maurizio Pollini joue Bach

Un de mes pianistes préférés avec le génial et facétieux Arthur Rubinstein, Maurizio Pollini. Qui ne se souvient pas de son interprétation magistrale des Nocturnes de Chopin ? C’est une autre vision de Bach, moins métronomique que celle de Glenn Gould. En effet, j’ai toujours pensé que les interprétations de Glenn Gould, même si elles restent des références absolues dans ce type de répertoire, avaient quelque chose de mécanique, de machinal. Cela revient du fait que, nous le savons à présent, Gould souffrait d’une certaine forme d’autisme surdoué. Il pouvait emmagasiner une multitude de notes d’une précision redoutable sans jamais leur conférer une autre dimension, plus consciente ou plus habitée, j’allais dire plus humaine…

Pollini nous livre ici toute l’étendue de sa virtuosité d’une extrême sensibilité. Lorsque l’artiste sublime sa souffrance de vivre ou de ne pas pouvoir aimer à travers l’oeuvre d’art, grâce à son intelligence, sa maîtrise, sa science et sa parfaite conscience, il parle à tous les hommes qui peuvent s’identifier à lui tout en les élevant.

“Malheureux peut être l’homme, mais heureux l’artiste que le désir déchire…” (Baudelaire)

Hélène Grimaud dans le concerto pour piano de Rachmaninov No.2

Je vous propose d’écouter Hélène Grimaud dans le concerto pour piano de Rachmaninov No.2 en Do mineur, op.18 [Adagio sostenuto] avec Claudio Abbado à la Direction à l’automne de sa vie, au Festival de Lucerne 2008. Un pur moment de beauté. J’aime cette fuite en avant passionnée sur ce thème très connu, certes, mais profondément mélancolique et néanmoins lumineux. Admirez la frénétique osmose entre des musiciens de talent au service exclusif de la Musique. Du grand Art.