Henri Guillemin raconte Flaubert

Sur ce blog, vous le savez, nous parlerons photo mais de tas d’autres sujets et il en existe deux qui me tiennent particulièrement à coeur avec la Musique : l’Histoire et la littérature. Je crois qu’elles sont admirablement incarnées par Henri Guillemin, qui connait une deuxième vie sur Internet. Pour les amateurs du genre, vous connaissez sans doute toutes ses vidéos sur les grands auteurs et les grands hommes de l’Histoire de France avec notamment le cycle consacré à Napoléon, qu’il déboulonne magistralement de son piédestal, au point de me faire douter de mes convictions sur l’Empereur ! Je crois avoir tout visionné en deux ans tellement Guillemin est passionnant ! Hugo, Peguy, Chateaubriand, Voltaire, Rousseau, De Gaulle, Pascal, Robespierre, Danton, Céline, Pétain, Dreyfus, Jaurès, etc. Des moments inoubliables de savoir, de connaissance, d’intelligence et de sensibilité, car Guillemin était un homme d’une extrême sensibilité. Il n’était mû que par un seul idéal face à l’Histoire : la recherche de la vérité…

Je vous propose aujourd’hui de voir une vidéo inédite consacrée à Flaubert. Inédite car Guillemin parle en direct devant une salle comble, (format audio) contrairement à d’autres vidéos où il est seul face camera, sans prompteur. On peut y sentir l’amour de l’homme de Lettres, de l’historien qu’il fut, pour le grand écrivain, écrivain empêtré dans sa solitude, isolé dans son désespoir de vivre, dans l’élaboration méthodique et minutieuse de son oeuvre. Guillemin nous révèle son don exceptionnel pour la littérature dès ses dix-sept ans. Ses oeuvres de jeunesse ne sont en rien des brouillons mais des monuments de la littérature, avec notamment Novembre, que Flaubert écrivit à vingt ans et que Guillemin qualifie de Chef-d’oeuvre. Le voici du reste pour le partage au format PDF gratuit pour que vous puissiez le lire tranquillement sur votre Iphone ou votre Ipad : c’est proprement prodigieux de lire une telle musique des mots, de telles images d’une telle puissance pour un être aussi jeune, qui semble avoir tout compris des affres de l’existence, au sortir de l’enfance, de notre inéluctable et douloureuse fin dans la mort et de l’inanité de la vie…

http://www.kufs.ac.jp/French/i_miyaza/publique/litterature/FLAUBERT__Novembre.pdf

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